La traduction d’annonces immobilières
Article invité par Vincent Rivalle, Trad’Online
Sur le segment des biens immobiliers de haut de gamme à vendre ou à louer sur le sol français, une part non négligeable des acheteurs sont des personnes ou sociétés immobilières étrangères. C’est pourquoi les agents, agences et intermédiaires immobiliers souhaitent de plus en plus proposer le contenu de leurs annonces en d’autres langues. En d’autres termes, la traduction des différents contenus est souvent un prérequis pour toucher les prospects non francophones.
De quoi parle-t-on ?
- de la traduction du contenu des annonces en tant que telles,
- de la traduction du site internet présentant les annonces.
Traduire avec quel objectif ? Une rapide réflexion s’impose. L’investissement en vaut la chandelle :
- traduire pour être lu : une démarche visant à renforcer sa notoriété et attirer des prospects,
et/ou : - traduire pour être référencé par les moteurs de recherche, il est possible d’en rester à Google mais, en fonction des pays, d’autres moteurs de recherche peuvent aussi être importants à cibler (Bing, Baïdu pour la Chine, Yandex pour la Russie, etc.). Au-delà des moteurs de recherche, il faut aussi s’interroger sur une présence ou non sur les différents réseaux sociaux (pas uniquement Facebook).
La rédaction, le contenu et la structuration des annonces peuvent varier suivant que l’un ou l’autre ou les deux objectifs sont visés.
Si vous souhaitez vous lancer dans la traduction de votre site et des annonces immobilières à diffuser, quelques informations pratiques :
1 – Les déterminants du coût d’une traduction et pistes de réduction de l’investissement
a – Le nombre de mots à traduire.
C’est le paramètre le plus important. Plus vous aurez de mots, plus la somme sera élevée.
Astuce 1 : pensez à synthétiser et à vous adapter à votre cible (les anglo-saxons sont par exemple beaucoup plus synthétiques que les français)
Astuce 2 : utilisez des schémas parlants, autant de mots en moins à traduire
Astuce 3 : pensez répétitions. Utilisez des phrases types que vous « parsèmerez ici et là » dans vos différentes annonces. Une limite toutefois, le « duplicate content » que Google n’aime pas du tout.
b – Le couple des langues considérées
Traduire du français à l’anglais est moins coûteux que du français à l’arabe, chinois ou russe. Comptez en première estimation un coût « au mot source », auprès d’une agence de traduction sérieuse (traduction et relecture, par deux traducteurs différents) variant entre 0.13 et 0.17 € HT.
c – Les délais
N’attendez pas la dernière minute pour lancer le projet. Plus c’est urgent, plus la note sera élevée et plus le risque de « non qualité » sera important.
d – Le format des fichiers
Il est bien évidemment possible de traduire à partir de tout fichier texte courant (doc, xls, ppt, txt, etc.) mais aussi à partir d’extractions de la base de données « annonces » du site, en format csv par ex.
Traduire directement dans les fichiers html, php, xml est aussi possible en identifiant les champs contenant les textes.
Enfin, un accès direct sur le CMS du site, s’il en dispose, permet de traduire directement dans l’interface prévue à cet effet, et de publier l’annonce très facilement, sans opération de remise en forme ou d’intégration supplémentaire. Point de vigilance : attention à l’ergonomie du CMS, au dictionnaire intégré, etc. Parfois, il est plus rapide et moins coûteux de passer par l’extérieur du site.
Cela dépend donc de votre site internet et de sa structure. Parlez-en (le plus en amont possible) à vos webmasters ou agences web !
Pour déterminer votre budget, pensez au coût unitaire de la traduction, annonce par annonce. Si l’investissement dans la traduction d’une annonce se monte à environ 60 € HT (sur une base de 400 mots, du français à l’anglais), quel en seront les effets sur la probabilité de vente (génération de leads et signatures) et quel impact sur votre marge ?
PS : il est possible de concevoir une TM (translation memory, ou mémoire de traduction) qui permettra, au cours du temps, de vous constituer une base de données de phrases traduites et validées. Au fur et à mesure et si vous respectez bien « la charte de rédaction que vous vous serez imposée », les traductions de vos annonces pourraient devenir « quasi-automatiques»…avec à la clé, un double gain : réduction drastique des coûts de traduction et constitution d’un actif pour votre société.
2 – Traduire la partie fixe de son site internet.
Votre site (l’enveloppe, ou autrement dit, la partie fixe sur site) nécessite une traduction unique.
1- La partie fixe d’un site ne contient généralement pas plus de 5 à 6000 mots. Il faut penser aux mots-clés utilisés (une petite recherche sur les statistiques des requêtes effectuées par les internautes pour rechercher des biens immobiliers dans leurs pays respectifs permettra d’identifier les bons termes). Ces mots-clés devront parsemer les différents contenus du site.
2- Les metatags ou balises des fichiers du site ne sont pas à négliger pour bien être référencés par les moteurs de recherche (balise title, description, keywords, etc.)
3- Et ne pas oublier les CGV/CGU et mentions légales : des documents « utiles » voire obligatoires et qui sont souvent relativement longs (pour les GCV à minima).
Voilà un premier aperçu du sujet. Bien organisé et pensé, le projet peut être fluide et optimisé. Et le marché international s’offre à vous…
A propos de l’auteur : Après plus de 6 ans comme consultant en innovation et développement d’offres, co-créé en janvier 2008 TradOnline, agence de services linguistiques, accompagnant les entreprises dans leurs relations à l’international (traduction, coaching linguistique, traduction pour optimisation du SEO, etc.).
